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Amour haine - La brasénie de Schreber

il y a 7 jours
3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Les plantes ne sont pas le problème, mais plutôt le symptôme qui indique qu’il y a un problème! (RAPPEL)

Ni un nénuphar, ni une algue, cette jolie plante aquatique indigène raffole des sols vaseux et des eaux peu profondes et calmes. C'est sans doute pourquoi elle est devenue envahissante au lac Héroux! Au fil des ans, elle s'est installée dans les principales baies où s'accumule les sédiments vaseux emportés par les eaux pluviales provenant des fossés et du chemin. Elle y trouve un environnement idéal pour se multiplier, via ses racines souterraines rampantes mais aussi par ses graines produites par ses fleurs. Elle pousse dans un ou trois mètres d’eau. Lorsqu'ils sont mûrs, ses fruits se détachent et flottent au lieu de couler, ce qui favorise sa dispersion.


Brasénie de Schreber

Ce n'est pourtant pas par définition une plante exotique envahissante. Il s'agit en fait d'une plante indigène qui fait un travail remarquable. Elle filtre l'eau, capte les nutriments (phosphore) tout l’été et elle peut même décourager les espèces exotiques indésirable à s'installer. Elle stabilise les sédiments, fournissent un abri, un lieu de reproduction et de la nourriture pour la faune.


Toutefois, sa forte densité révèle "des apports excessifs en nutriments qui eutrophisent prématurément le lac" (RAPPEL).


L’envahissement de la Brasénie de Schreber au lac Héroux a été rapide, dont le recouvrement est passé de 10 % à plus de 80 % dans certaines zones au cours des 10 dernières années. Elle a formé d'immenses herbiers très denses dans certaines parties du lac, ce qui limite certains usages pour les riverains comme la baignade et le nautisme.


Zone de croissance de la Brasénie de Scheber

Cohabiter avec la Brasénie.

La Brasénie est une espèce indigène et elle joue un rôle d’absorption des nutriments comme le phosphore. Ultimement nous devons cohabiter avec elle, et non l’éradiquer. Le contrôle manuel est une solution d’accompagnement à d’autres mesures qui doivent s’attaquer aux causes, dont les apports sédimentaires d’origines naturelles et anthropiques.


À l'automne :

On peut récolter la Brasénie! Après nous avoir aidés tout l’été à capter une partie des nutriments, dont le phosphore, il est suggéré de retirer les plants avant leur décomposition. Selon l’OBVRLY, l’impact demeure limité à l’échelle du lac, mais chaque petit geste compte!


Très important : évitez de brasser le fond du lac. Retirez la Brasénie délicatement, sans racler ni remuer les sédiments, afin de ne pas remettre le phosphore accumulé dans le fond en suspension.


 Les résidus doivent être retirés du bord de l’eau et déposés au bac brun.


 Durant l'été :

• Créer un corridor d’environ 4 m de largeur entre le quai et le large par arrachage manuel, particulièrement dans les secteurs denses.

• Éviter l’arrachage lorsque la Brasénie est en fleurs, afin de limiter sa dispersion (de la mi-juillet à la mi-août).

• Tout au long de l’été, ramasser les plants qui flottent à la surface après avoir été arrachés par les embarcations et les rapporter pour en disposer.

• Si vous compostez des résidus de Brasénie, évitez de le faire directement au bord de l’eau afin que les nutriments ne soient pas entraînés vers le lac par la pluie ou le ruissellement.

 

Une petite action de chacun peut contribuer à limiter sa prolifération et à garder nos nutriments hors du lac.


Canal de navigation dégagé dans la zone de croissance de la Brasénie de Schreber


Ci-dessous, quelques liens pour en connaître d’avantage:





Saviez-vous que : En Chine, on utilise la plante cuite avec de la carpe et du tofu. Le coréens en font une tisane. La Brasénie de Schreber est utilisé à des fins médicinales par les aborigènes américains pour ses propriétés anthelminthiques et astringentes.

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